jueves, 11 de junio de 2015

Mini Transat Îles de Guadeloupe, a 100 días de la partida

Consigue un Mini y lánzate a una experiencia inolvidable


Siete españoles en la lista de inscritos en la mítica regata: Pilar Pasanau, Fidel Turienzo, Carlos Lizancos, Jesús Jiménez, Guillermo Cañardo, Aitor Ocerin y Nacho Postigo
La Mini Transat Îles de Guadeloupe, una regata en solitario y en soledad, sin contacto con tierra, en los barcos de regata más pequeños, solo 2 m2 de espacio, muy dura, pero, según dicen los viejos, el trampolín hacia una carrera de patrón.
Un fenómeno y una prueba de iniciación, con más de 1.200 solitarios que han pasado por sus 20 ediciones y sin duda, una experiencia inolvidable. Algunos de ellos son los patrones más relevantes en otras clases, Class40, Figaro, IMOCA o Multicascos, y otros han vuelto a la vida normal, pero en una cosa todos coinciden: el fenómeno Mini les ha transformado.

La Mini Transat - Islas de Guadalupe 2015 será la  20ª edición de la prueba, y por segunda vez consecutiva, partirá desde Douarnenez. La flota de 84 solitario saldrá el 19 de septiembre dirección a Lanzarote, donde los barcos se quedará hasta el 31 de octubre, fecha en la que partirán para el salto del Atlántico. Después de unas tres semanas en el mar, se espera que los navegantes lleguen a la línea de meta situada en Pointe-à-Pitre, en pleno Caribe.
Sobre el barco de regatas oficiales más pequeño, será el talento de cada uno de los patrones que sepa navegar y negociar con pericia los diversos cambios, borrascas, corrientes, etc, que se encontrarán en las 2.700 millas que les separará de las Indias Occidentales. Solos, cada participante debe encontrar los recursos para vivir esta aventura única: un viaje a través del Atlántico en un pequeño espacio y con una incomodidad total, donde sólo encuentran la confrontación con uno mismo.

Un parcours en solitude
A bord d’un Mini, les seuls liens que les coureurs ont avec l’extérieur sont la VHF, qui permet de communiquer avec d’autres bateaux dans un périmètre relativement restreint (environ 20km, une paille à l’échelle de l’océan) ainsi qu’un poste de radio BLU qui leur servira, une fois par jour, à récupérer le bulletin météo émis par la direction de course et le classement. Mais qui n’a jamais tenté de recevoir une émission de radio balloté dans un shaker humide, où les bruits parasites des poulies qui grincent et des vagues qui cognent la coque, couvrent aisément une voie crachotante, ne connaît pas les affres de la prise du bulletin en Mini.
Pour assurer la sécurité des 84 marins, sept bateaux accompagnateurs sont répartis dans la flotte. C’est par leur intermédiaire que la terre obtient des nouvelles des concurrents. Et en plus, ce dispositif bénéficie pour la première étape d’un soutien de poids avec la présence du PSP Cormoran de la Marine Nationale.
Mais pour les marins, la Mini Transat Îles de Guadeloupe, c’est la quasi certitude de se retrouver coupé du monde pendant parfois trois, voire quatre ou cinq jours, dès lors que la flotte commence à s’éparpiller sur l‘Atlantique. Tous le disent : c’est un véritable cap psychologique qu’il faut franchir pour gagner ses galons. Beaucoup l’avouent : ils ont été plus d’un à « péter un plomb » avant de reprendre leurs esprits…

Voguez petits bolides
Petits bateaux, petits problèmes… Sur un Mini, il y a peu de problèmes techniques que l’on ne saurait résoudre, mais la taille de l’embarcation entraîne malgré tout un inconfort permanent, une plus grande vulnérabilité face au mauvais temps. Il suffit de voir les coureurs à l’arrivée d’une traversée transatlantique pour comprendre ce que peuvent endurer les solitaires. Pas de couchette confortable mais un duvet roulé en boule dans un coin de la cabine, pas de repas amoureusement mitonné, mais une nourriture roborative avalée sur le pouce le plus souvent, pas de véritable repos dans une humidité permanente.
Mais parfois, les conditions se conjuguent pour passer sans transition du purgatoire au paradis. Que le soleil vient à briller, le vent à souffler de l’arrière et les vagues s’ordonner, la coque de noix se transforme en luge et dévale les pentes dans des surfs vertigineux. C’est pour ces moments-là que nombre de coureurs récidivent et reviennent deux ans plus tard, tenter l’aventure de la Mini Transat Îles de Guadeloupe.

Une porte d’entrée
On ne saurait compter les grands noms de la course au large qui sont passés par la case Mini. Dès les premières éditions, on trouve des figures de la haute compétition comme Jean-Luc Van Den Heede ou bien Bruno Peyron. On citera pêle-mêle quelques habitués du Vendée Globe comme Roland Jourdain, Yves Parlier ou Bernard Stamm pour qui la Mini Transat fut une sorte de parcours initiatique. D’autres sont venus y chercher une aventure différente tels Michel Desjoyeaux ou Sébastien Josse. Plusieurs femmes ont trouvé dans la pratique du Mini, un espace à leur mesure qui marquera le début d’une belle carrière comme Isabelle Autissier, Sam Davies, Ellen Mac Arthur ou Isabelle Joschke… Alors qui sait ? Peut-être que parmi les candidats à l’aventure de cette Mini Transat Îles de Guadeloupe 2015, se cache un des futurs grands noms de la course au large…

Ils ont dit:
Bernard Stamm, vainqueur de la Barcelona World Race 2012 (Mini Transat 1995, 3e): “La Mini Transat, c’est mon premier chantier de bateau. Pierre Rolland, qui était encore inconnu comme architecte avait fait les plans de mon Mini… Ensuite il a fallu le construire. On a fait çà dans un hangar à Lesconil. Il faut croire que le processus me plaisait puisque j’ai recommencé la même chose avec mon premier IMOCA.”

Roland Jourdain, double vainqueur de la Route du Rhum 2006 et 2010 (Mini Transat 1983, abandon): “Cette Mini Transat a été un condensé de tout ce qu’on doit connaître dans une carrière de marin. Se prendre de passion pour une course, trouver un bateau, chercher un sponsor, prendre le départ, couler au large du cap Finisterre avant d’être recueilli par un cargo… L’histoire a failli mal se terminer, car les carabiniers espagnols me prenaient pour un trafiquant de drogue et voulaient me garder en prison…”

Charlie Dalin, Champion de France de Course au Large 2012, (Mini Transat 2009, 2e bateau de série): “C’est en faisant la Mini Transat que j’ai compris que ma vocation était bien de devenir skipper professionnel. Une fois qu’on a goûté ces sensations, c’est impossible de revenir en arrière.”

Alex Pella, vainqueur de la Route du Rhum 2014 en Class40 (Mini Transat 2003, 2005 et 2007): " La Mini Transat est sans aucun doute la course off-shore la plus authentique. Je recommande fortement cette expérience à chaque marin, c’est quelque chose que vous devez faire au moins une fois dans votre vie. Le manque de communication est ce qui rend cette course authentique, vous êtes seul là-bas, vous ne pouvez pas partager vos expériences avec tout le monde et c’est vraiment intense. Il faut être fort, rester concentré et préparé. "

Rappel des dates et chiffres clés
84 concurrents en solitaireLongueur d’un Mini: 6,50m 20e édition – épreuve créée en 1977
4 020 milles nautiques – 7 445 km (soit la distance entre Paris et Katmandou)
Départ le 19 septembre 2015 de Douarnenez (Etape1 : Douarnenez – Lanzarote)
ETA à Lanzarote à partir du 25 septembre 2015
Départ le 31 octobre 2015 de Lanzarote (Etape 2 : Lanzarote – Pointe-à-Pitre, Guadeloupe)
ETA en Guadeloupe à partir du 14 novembre 2015




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©Luis Fernandez