sábado, 26 de septiembre de 2015

Régates Royales de Cannes. "Moonbeam IV" del RCNP ganador entre los Big Boat a falta de una prueba


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"Moonbeam IV", del Real Club Náutico de Palma,  gana la regata de Cannes y el Trofeo Panerai 2015

"Marigold", áurico de 1892 abanderado del RCNB, se afianza en el primer puesto de su clase

"Yanira", también del RCNB, en el top ten de la muy numerosa clase de "Clásicos"


Por clases, la clasificación tras 3 regatas se encuentra así:

- Big Boat: 1º "Moonbeam IV", 2º "Monnbeam Of Fife" y 3º "Halloweens"
- Aúricos:  1º "Marigold", 2º "Tilly XV" y 3º "Chinook" 
- Clásicos: 1º "Ea", 2º "Sagitarius" y 3º "Naif"   ... 7º "Yanira"
- Época Marconi de más de 15 metros: 1º "Manitu", 2º "Skylark" y 3º "Leonore"
- Época Marconi de menos de 15 metros: 1º "Cholita", 2º "Carron II" y 3º "Jalina"
- Espiritu de Tradición: 1º "Helisara", 2º "Freya 2003" y 3º "Kookaburra III"
- Tofinou: 1º "Pitch", 2º "Pippa" y 3º "Nirvana II"

Doble triángulo en el interior de la bahía de Cannes para los clásicos: El viernes fue, sin duda, el mejor día de la 37ª Régates Royales - Trophée Panerai. Los equipos y los organizadores tuvieron que esperar por un tiempo, pero luego se vieron recompensados con excelentes condiciones, el viento aumentando progresivamente a más de 15 nudos con mar plana, cielos azules y un clima cálido. Moonbeam IV, Cholita, Caléndula y Manitou dominan en sus clases.

La brise a fait la grasse matinée ! Et il a fallu patienter jusqu’à 13h00 pour qu’un léger souffle s’installe durablement sur la baie de La Napoule et le golfe Juan : tous les équipages ont donc rongé leur frein à terre avant de s’élancer sur un grand triangle devant Cannes pour les Yachts de Tradition et sur un dernier parcours banane pour les Dragon derrière la pointe de la Croisette. Et les conditions météo devenaient parfaites en milieu d’après-midi avec un vent de Sud-Sud Ouest qui montait progressivement jusqu’à 12 nœuds, puis 15 puis 18… De quoi favoriser les manœuvres et il y en a eu pour prendre le meilleur sur ses concurrents !

Un golfe clair
Du côté des Dragon, l’Allemand Michaël Schmidt (M3) avait un bon coussin d’avance sur les cinq manches courues précédemment et il suffisait à l’équipage germanique d’assurer pour s’adjuger le titre. Avec une douzaine de nœuds dans le golfe Juan, le plan d’eau n’était pourtant pas si facile à lire puisque le vent de Sud-Ouest était dévié par les îles de Lérins et la bouée au vent près de Sainte-Marguerite imposait de bien anticiper les bascules à son approche. Et c’est finalement Yvan Bradbury (Blue Haze), le vainqueur de la première manche qui terminait en beauté ! Et de nouveau, sa compatriote Gavia Wilkinson-Cox (Jerboa) s’adjugeait la deuxième place devant l’Estonien Mihkel Khosk (AAB Fun)…
Mais comme le Germanique concluait avec une cinquième position cette ultime manche, Michaël Schmidt (M3) s’impose avec 14 points au compteur, soit quatre points de moins que Yvan Bradbury (Blue Haze) et cinq points de moins que Gavia Wilkinson-Cox (Jerboa) ! Un final très serré puisque le quatrième, l’Allemand Michaël Zankel (Powwow) cumule 23 points… Le premier Dragon français termine à une très honorable onzième place cette dernière régate confirmant que les deux jeunes talents du SB-20 qui épaulaient Didier Cuny (Adrénaline) n’ont fait que progresser au fil des manches : une quatorzième place au classement général sur six manches, juste devant un autre équipage français, Outlaw de Stéphane Baseden avec Pascal Rambeau à bord.


Je suis une légende…
A bord de Mariska, l’un des quatre 15mJI restauré qui navigue régulièrement à Cannes, le match débutait bien avec un super départ au bateau Comité et un virement de bord dans la foulée pour aller chercher la bascule sous les falaises de Théoule/mer. A raser la côte et les quelques roches immergées qui débordent la pointe, le Class J Shamrock V était une nouvelle fois l’ouvreur de cette piste bleue mais le duel était tendu lorsqu’il fallut redescendre sous foc ballon ou spinnaker vers Cannes entre Moonbeam IV et Mariska après une superbe manœuvre de gybe-set (empannage et envoi). Le duel tournait à l’avantage du Métrique mais le deuxième bord de près lui était fatal quand le vent monta d’un cran : le cotre aurique sur plan Fife faisait parler sa puissance sous grand-voile, flèche, trinquette et foc et pouvait dérouler jusqu’à l’arrivée sans coup férir.
Le scénario était similaire pour les autres classes qui cherchaient aussi à s’infiltrer au plus tôt vers la côte afin de bénéficier de cette rotation favorable de la brise. Car c’est essentiellement sur ces bords de près que cette manche s’est jouée pour les Yachts Classiques, avec parfois un goût amer quand il fallait subir les dévents perturbateurs d’un concurrent plus grand…


A l’issue de trois manches validées, les légendes des Régates Royales émergent dans presque toutes les classes à l’image du « plus âgé des anciens », Marigold le cotre aurique de 1892 parmi les Auriques, tandis que Moonbeam IV réalise pour l’instant le sans faute chez les Big Boats tout comme Cholita chez les Marconi de moins de 15 mètres et que Manitou est bien parti pour s’imposer samedi au final parmi les Marconi de plus de 15 mètres… A contrario, le match est loin d’être conclu pour les Classiques puisque Ea n’a que deux points d’avance sur Sagittarius ainsi que Helisara face à Freya 2003 chez les Spirit of Tradition. Enfin chez les Tofinou, Patrice Riboud (Pitch) n’est pas encore à l’abri d’un retour gagnant d’Edward Fort (Pippa) qui s’est imposé vendredi…

Focus sur… les Fighting Forties
Devant le quai Laubeuf, deux sisterships aux formes généreuses se côtoient même si leur gréement n’est pas tout à fait le même… Les New York 40 furent imaginés pour le célèbre yacht club en 1916. Nathanaël Herreshoff avait déjà exploré toutes les voies architecturales depuis l’âge de seize ans (Violet-1864) jusqu’aux dernières années de sa longue vie (Belisarius-1935) puisqu’il s’est éteint le 2 juin 1938 à 90 ans ! Avec pas moins de 18 000 plans pour plus de 2 000 voiliers réalisés la plupart dans le chantier voisin de son frère… Alors quand le New York Yacht Club (NYYC) a l’idée de créer une série monotype pour ses membres, il se tourne naturellement vers le plus titré des concepteurs qui a remporté six Coupe de l’America ! Vigilant (1893), Defender (1895), Columbia (1899 et 1901), Reliance (1903), Resolute (1920) restent les plus impressionnants voiliers de l’époque, mais l’architecte qui avait fait ses études d’ingénieur au MIT était aussi un créateur de vedettes, de cat-boats, de bateaux de pêche, de bâtiments de guerre, de dériveurs, de sloops, de ketchs, de yachts à moteur, de goélettes… et même d’un catamaran (Amarylis-1875).
La nouvelle jauge limite sensiblement les expressions architecturales mais en n’ayant qu’une longueur à la flottaison de 40 pieds comme contrainte, Nat Herreshoff peut imaginer toutes les formes possibles. Il a déjà réalisé pour le NYYC en 1900 quatre monotypes de 70 pieds à la flottaison (puis neuf autres rejoindront la flotte quelques années plus tard) qui ont marqué les esprits par leur légèreté, les forts élancements et leurs ponts plats : « la caractéristique principale de ces dessins de Herreshoff, c’est qu’ils passent imperturbables dans les mers agitées » dixit Casper Withney.
Et les Fighting Forties sont immédiatement un succès : douze bateaux sont construits dans la même année 1916 dont Pauline (devenu Chinook), Maisie et Rowdy, le dernier-né de cette première vague puisque deux autres exemplaires, Marilee et Rugosa seront mis à l’eau en 1926. Avec sa grande largeur au pont et son rapport de lest supérieur à 50%, ce monotype était extrêmement raide à la toile au point que l’éminent membre du NYYC, Edwin J. Schoettle déclarait : « ce sont d’excellents bateaux dans la brise, ayant la capacité d’être facilement manœuvré dans le gros temps. On m’a même dit qu’un Forty n’a jamais été vu avec un ris dans la grand-voile… » Et pourtant il était conçu pour être mené par trois équipiers ! Et dès l’année suivante des premières mises à l’eau, les New York One Design 40 se voyaient doter d’un bout dehors et leur voilure était augmentée…
En 1924, Memory gréé en yawl Marconi s’impose lors de la Bermuda Race (pourtant une course hauturière que n’avait pas prévue l’architecte !) et en 1930, c’est le dernier Fighting Forty construit, Rugosa, qui remporte cette même course au large… Désormais, ce sont Rowdy et Chinook qui portent haut les couleurs de l’architecte Nat Herreshoff, le « Sorcier de Bristol » !

Jeune Dragon
Le Cannois Gauthier Germain est l’un des plus jeunes équipiers des Régates Royales, embarqué à bord du Dragon de Didier Cuny (Adrénaline) avec son co-équipier de SB-20, Robin Follin… A 23 ans, côtoyer les stars de ce monotype de 1929 a quelque chose de paradoxal lorsqu’on sait que la moyenne d’âge des Dragonistes est plus proche de la cinquantaine !
« J’ai fait toute la filière dériveur (Optimist, 420) au CREPS d’Antibes et cette année, j’ai fait toute la saison en SB-20 avec Robin Follin avec qui je navigue pour les Régates Royales : nous sommes Champions du Monde en titre… Je découvre le Dragon et les gros bateaux cette saison pour participer au Tour de France à la Voile l’an prochain. Vendredi matin, nous étions quatorzième au classement général, premier Français devant Pascal Rambeau ! Avec Robin, nous faisons aussi du match-race : nous revenons d’ailleurs d’une épreuve du Championnat du Monde en Pologne pour les moins de 23 ans et nous terminons cinquièmes. Avec d’autres équipiers, nous avons remporté le Championnat de France en Open 5.7 à Martigues en août dernier…
Le Dragon, c’est très intéressant parce que la flotte est très dense : il n’y a qu’une vingtaine de mètres d’écart à la bouée au vent entre les très bons et les moins bons après 45 minutes de près ! C’est finalement un bateau qui s’apprend vite : je suis n°1 pour faire voler le spinnaker au vent arrière et pour régler le génois au près, en participant à la tactique. C’est un plan d’eau que je connais bien, le golfe Juan puisque j’ai commencé la voile à YCC en Optimist. Devancer les meilleurs spécialistes, médaillés olympiques ou champions du monde, même si c’est éphémère, c’est un bonheur : là, on va essayer de garder Pascal Rambeau derrière nous… »


Panerai Challenge of Challenge
Au sein du Trophée Panerai, l’horloger italien proposait un nouveau défi : le Challenge of Challenge. Deux Yachts de Tradition de la même catégorie déclaraient se défier en temps réel à l’occasion d’une des manches des Régates Royales de Cannes. Ce vendredi, ce sont donc Moonbeam III, le plan William Fife de 1903 qui affrontait Hallowe’en, un autre dessin de l’architecte écossais mais de 1926. Le premier gréé en cotre aurique porte 372 m2 de toile pour 24,67 mètres de coque et 50 tonnes de déplacement, le deuxième est un cotre Marconi de 24,75 mètres pour 40 tonnes et 295 m2 de voilure… Et c’est finalement Moonbeam of Fife qui prenait le meilleur en temps réel à l’issue d’un peu plus d’une heure trente de course !

Prévisions météo
L’anticyclone des Açores centré sur les îles Britanniques repoussent les dépressions atlantiques en se renforçant : le grand beau temps s’installe donc durablement sur toute la France et perdure sur la Méditerranée avec toujours un flux de secteur Sud dans la baie de La Napoule. Mais si la journée de vendredi a été favorable pour les Régates Royales-Trophée Panerai, ce début de week-end s’annonce plus mou… Certes très peu de nuages si ce n’est un léger voile en altitude, une houle quasiment disparue, un clapot presque inexistant, mais une brise aussi paresseuse ! Au point qu’il ne faut pas s’attendre à plus de 7 nœuds de vent pour samedi, plutôt de secteur Sud-Est. Dimanche devrait être plus animé avec un flux de secteur Est modéré de 15 à 18 nœuds pour rallier Saint-Tropez.
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©Luis Fernandez